C'est pas demain la veille

#9 – « Le monde est un jardin ». Ibn Khaldoun

Comme toutes les deux semaines, l’Institut des Transitions de l’Université de Rouen Normandie (T.URN) vous propose une veille sur les sujets relatifs à la transition socio-écologique. Bonne lecture !

Bilan climatique de l’année 2025 – Météo France

Alors, l’année 2025 est-elle si grave d’un point de vue climatique ? La réponse est loin d’être évidente. Néanmoins ce qui semble se dessiner, c’est une certaine continuité quant au dérèglement en cours… Explications :

  • « pas une année record« . Si l’on suit le rapport Météo-France, la première chose que l’on retient c’est que 2025 ne détrône pas l’année 2022 pour le titre de « l’année la plus chaude enregistrée ». Cependant, elle fait tout de même partie du peloton de tête (les 4 années les plus chaudes enregistrées sont 2022, 2023, 2020 et 2025) ;
  • +1. Si l’on se compare à la normale 1991-2020, la température « moyenne » annuelle a donc été supérieure d’environ 1 degré. Allons plus loin : selon Virginie Schwarz (PDG de MétéoFrance), « un jour sur deux a enregistré une température supérieure à la normale, contre un jour sur cinq seulement sous la normale ». Symbole de l’accélération de la dérive de notre climat ;
  • « On the TRACC« . Ces évolutions actent la poursuite de la France vers la « trajectoire de référence pour l’adaptation au climat futur » ou le fameux scénario des +4 degrés d’ici 2100. Dans ce scénario, l’année 2025 serait considérée comme « une année fraiche » à la fin du siècle.
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ème. L'année 2025 est la 4ème année la plus chaude enregistrée depuis 1900

Le WWF France publie un rapport alarmant mais porteur d’espoir sur l’état de la biodiversité française

Comment évolue une population qui passe sous le statut de « protection forte » ? C’est la question à laquelle tente de répondre le dernier rapport de la WWF. Un constat en deux temps : la biodiversité souffre durablement partout, mais lorsqu’elle est préservée elle reprend rapidement du poil de la bête. Explications :

  • Des courbent qui chutent. Et oui, on continue avec des chiffres qui font mal : 90% pour le moineau friquet ou 30% pour le brochet. Ces chiffres décrivent la chute des populations de ces deux espèces en quelques décennies.. conséquences de la dégradation forte de leurs habitats naturels ;
  • Mais des actions de préservation éprouvées. C’est aussi cela que tente de démontrer ce rapport. Lorsque les moyens financiers, humains et législatifs sont disponibles, ces espèces peuvent connaitre un regain de vitalité surprenant. En moyenne, les espèces protégées ont vu leurs effectifs augmenter de 120% depuis les années 90. Exemple : les flamants roses de Camargue dont la démographie a été multipliée par quatre ; 
  • La stabilité comme seule exigence. A l’image d’autres associations, laboratoires ou organisations, la WWF réclame que ce travail de protection soit poursuivi et même davantage déployé. En œuvrant principalement sur trois fronts :
    • stopper le détricotage des protections ;
    • mettre en œuvre le plan national de restauration de la nature ;
    • réorienter les financements publics vers les mécanismes de sauvegarde.

Comme partout ailleurs : il y a urgence.

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%, cela correspond à l'augmentation des espèces protégées depuis 1990

Mise en ligne de la plateforme « cartes.gouv », explorez les cartes du domaine public.

Une carte pour toutes et tous. 

L’IGN a lancé officiellement le 15 décembre la version finale de cartes.gouv.fr, nouvelle plateforme issue de la fusion du Géoportail et de la Géoplateforme. Ce portail devient un point d’entrée unique pour la visualisation, l’analyse et surtout le partage des données géographiques publiques.

Cartes.gouv.fr s’articule à data.gouv.fr, permettant un référencement croisé des métadonnées. Il vise à répondre à la fois aux besoins de l’État, des collectivités et du grand public. La plateforme propose un catalogue de données enrichi, incluant notamment le Lidar HD, l’OCS-GE pour le suivi de l’artificialisation des sols, et des référentiels IGN étendus. Elle intègre aussi des outils d’analyse avancés (isochrones, profils en long), auparavant réservés aux SIG professionnels.


Avec une nouvelle fonction « Publier », le site devient ainsi une plateforme d’hébergement et de diffusion de géodonnées. 

« La bataille de l’IA » par l’association Latitudes

Et si vous exploriez les enjeux de l’Intelligence Artificielle en 2h ?

Proposée par l’association Latitudes, la Bataille de l’IA est un atelier permettant d’explorer en partie les enjeux sociaux et environnementaux de l’IA Générative. 

Le déroulement type de l’atelier :

  • une frise chronologique pour retracer les moments marquants de l’IA ;
  • des débats autour de 5 grandes thématiques : Fiabilité de l’information, Impact environnemental, Biais algorithmiques, Créativité et Impact sociétaux ;
  • exploration de scénarios prospectifs sur l’IA générative.

Premières assises du réseau des référents sobriété numérique de l’ESR

Après avoir initié le réseau en deux temps avec l’accompagnement d’Alt IMPACT, les référents sobriété numérique de l’ESR (promotion 1 & 2) lancent leur première assise le 8 janvier prochain à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. L’Université de Rouen Normandie confirme ses engagements sur le numérique responsable et par le biais de l’Institut T.URN participe à sa co-organisation.

Les objectifs de cette journée sont pluriels :
– entre la structuration du réseau, ses statuts, son extension et maintien dans un contexte budgétaire très délicat.. d’une part ;
– la proposition, la validation et le lancement des premiers axes et groupes de travail d’autre part.

Cette réunion est cruciale, à plusieurs niveaux.
– sur l’aspect organisationnel, car faire démarrer un réseau, c’est souvent le plus difficile ;
– sur la question du contexte, car les budgets et marges de manœuvre se réduisent et potentiellement les forces vives également ;
– sur le virage du tout-techno qui s’amorce et notamment sur l’IA, où nous nous apprêtons à nous jeter sans résistance dans une logique technophile qui risque de complètement déstructurer les enseignements, les interactions avec les étudiant.e.s, ou même la façon dont on conçoit le principe de réflexion intellectuelle ;
– sur le sujet du matériel et des infrastructures. Plus de puissance c’est physiquement plus de renouvellement de terminaux, d’accroissement de nos capacités en termes de serveur. Dans un moment où nous savons que la disponibilité des ressources naturelles est un mur qui sera infranchissable ;
– enfin sur les impacts environnementaux, l’un des angles les plus éludés quand on parle de numérique alors qu’ils sont fondamentaux.. tant ils participent à la dégradation du monde tel que nous le connaissons.

Tous ces enjeux sont organiques pour ce réseau. Et c’est la raison pour laquelle, il conviendra de se mettre d’accord sur les directions à emprunter dès 2026 afin d’être :
🤚 identifié : dans le secteur de l’ESR mais aussi à l’extérieur ;
👂 audible : faire comprendre que cette thématique de la sobriété numérique est stratégique et rencontre celle de la souveraineté ;
🤗 pertinent : répondre aux problématiques existantes, propres à chaque établissement, dans un contexte de fortes tensions ;
🎯 efficace : que les initiatives soient suivies d’effet afin d’êtres pérennisées.

Redémarrage des jeudi T.URN

A partir de janvier 2026, l’Institut T.URN relance ses ateliers nommés « jeudi T.URN« .

L’objectif : présenter une thématique travaillée au sein de l’institut en évoquant les enjeux qui y sont liés. Le premier rendez-vous à inscrire dans votre calendrier est arrêté au jeudi 8 janvier avec l’atelier « Diploclimat ». Diploclimat est un jeu pédagogique développé pour faire vivre une COP à des étudiant.es et leur en faire comprendre les difficultés et enjeux qui s’y jouent.

Lieu : Campus de Mont-Saint-Aignan
Animateurices : le service du SAPHIRE & Sophie KRAUS

Les ateliers décarbonation de l’université de Rouen

Après une première phase de calcul des bilans des émissions de gaz à effet de serre, l’URN entre à présent dans la seconde phase de sa stratégie de décarbonation qui consiste à réfléchir aux actions à mettre en œuvre pour réduire les émissions de GES conformément aux objectifs de l’État français d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.

Pour ce faire, l’Institut T.URN organise un nouvel atelier Décarbonation le mardi 13 janvier 2026 à 14h dont l’objectif est de présenter :

  • Le Bilan Carbone de l’université de Rouen Normandie
  • Une synthèse des données rassemblées sur les bilans carbone des laboratoires de l’URN
  • Stéphane Guillot, Délégué Scientifique Transition Environnementale et Risques, sera présent pour une présentation : « Le CNRS s’engage dans la Transition Environnementale ». Stéphane Guillot présentera son travail sur le bilan carbone du CNRS, des grands équipements et son travail autour des achats.

Julien Réveillon, vice-président Transitions Environnementales et Sociétales, sera présent pour introduire cet atelier.

Recommandation de la semaine

Présentation du podcast « c’est chaud »

Le podcast « C’est chaud » propose des formats courts (chaque épisode dure une dizaine de minutes) durant lesquels les modèles économiques actuels sont étudiés en long et en large. L’objectif : réfléchir aux aménagements possibles afin de proposer un modèle compatible avec la transition écologique.

Un projet soutenu par l’Académie du Climat. Bonne écoute !

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